Prochaine mise à jour : 14 juillet à 15 h 00, heure de Paris (CET) .
Clients américains : Les commandes sont exemptées du décret tarifaire exécutif

Monnaie

Bradley Jo (1980 - )

Jo Bradley a commencé à créer des estampes après avoir organisé des manifestations de rue hebdomadaires, où elle brandissait des pancartes peintes à la main aux couleurs fluorescentes, portait des combinaisons gonflables et utilisait une multitude d'émoticônes et d'emojis géants. L'art numérique créé pour les réseaux sociaux peut certes attirer l'attention, mais il est dénué de valeur intrinsèque lorsqu'on le survole. Les estampes de Jo, plus durables, invitent à réfléchir à la valeur de la protestation et à celle des animaux menacés illustrés, désormais valorisés financièrement dans le cadre des échanges de droits de biodiversité.

Ayant élevé seule ses deux enfants et vécu pendant treize ans dans un logement précaire, sous le seuil de pauvreté australien, Jo s'est passionnée pour la défense des animaux qui perdent leur habitat à cause de la cupidité humaine. L'Australie détient le record mondial d'extinctions de mammifères et de déforestation. Les responsables politiques se sont engagés à « ne plus provoquer de nouvelles extinctions », et ces estampes sont conçues comme un modeste rappel de cet engagement.
Jo a constaté que les lignes gravées confèrent à une estampe un attrait irrésistible. Les estampes peuvent être réalisées avec de larges marges permettant d'ajouter des notes de bas de page pour expliquer certains points. Certaines sont également accompagnées d'une feuille de notes et d'un emballage pour apporter un éclairage supplémentaire. Ces estampes sont destinées aux personnalités politiques et autres décideurs, qui pourront ensuite choisir de les conserver ou de les exposer.
Les estampes sont réalisées en collaboration avec Tom Kristensen, qui apporte son savoir-faire en matière de gravure sur bois pour compléter la gravure sur lino de Jo.
Parmi les œuvres présentées : un bébé koala, un méliphage régent, un papillon cuivré pourpre, une limule, un grand planeur, une rainette verte et dorée, et un hibou puissant. Toutes les estampes sont réalisées à la main : gravées et imprimées selon la technique traditionnelle du baren sur du papier washi japonais fait main.
La collaboration est marquée d'un sceau représentant un double poignard – une note de bas de page typographique qui indique également l'extinction.